Conclusions
Même si l'évaluation des effets des phytosanitaires sur les écosystèmes aquatiques est complexe, ces effets sont réels. Les données obtenues par des essais de laboratoires permettent de quantifier les seuils d'effets des produits phytosanitaires sur les organismes aquatiques. Si ces valeurs ne sont pas directement transposables in situ, elles permettent néanmoins d'encadrer la mise sur le marché ou l'utilisation de substances qui risquent d'entrer dans les milieux récepteurs. Elles permettent également d'alimenter des modèles d'évaluation de risques qui permettent de simuler le devenir et l'effet des phytosanitaires dans l'environnement.
Les batteries de méthodes et de bio indicateurs dont nous disposons actuellement sont perfectibles mais, et probablement plus que de nouveaux tests de laboratoire, il est nécessaire de développer des approches intégrées in situ, qui prennent en compte notamment divers aspects fonctionnels des communautés (processus, traits biologiques et écologiques). Les connaissances scientifiques sur ce sujet augmentent rapidement, mais avec encore de nombreuses lacunes (par exemple sur les questions liées aux interactions de substances, à la prise en compte de scénarios réels d'exposition...). Le couplage d'études locales, orientées vers la compréhension des mécanismes d'effets, avec des approches de type statistique à large échelle, orientées vers la mise en relation globale d'état écologique des milieux aquatiques et d'occupation des territoires, permettra l'intégration des connaissances pour aider à l'élaboration de mesures de gestion et de protection des milieux aquatiques. Dans cet objectif, il est indispensable de lier la caractérisation d'effets à l'identification de la source de contamination et à la proposition de solutions de remédiation, tels que, par exemple des démarches de maîtrise des transferts ou d'amélioration des pratiques d'utilisation des phytosanitaires. Ceci nécessite des approches conjointes rassemblant l'ensemble des acteurs scientifiques, administratifs, institutionnels et associatifs.
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Néréis (Hediste diversicolor)
Dr Montuelle, Dr Annette Berard
Cemagref
UR Qualité des Eaux de Lyon
3 Quai Chauveau, CP 220
69336 Lyon
montuelle@lyon.cemagref.fr
annette.berard@avignon.inra.fr
Dr. Laurent Lagadic et Dr Caquet Thierry
Directeur de Recherche INRA
Equipe Ecotoxicologie et Qualité des Milieux Aquatiques
UMR985 INRA-Agrocampus Ecobiologie et Qualité des Hydrosystèmes Continentaux
65, rue de Saint-Brieuc
35042 Rennes cedex
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